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2 août 2026 - Journée nationale de commémoration
Mémorial du Genocost

À propos du mémorial

GENOCOST, mémoire vivante et exigence de justice.

Le Mémorial du Genocost porte une ambition nationale : établir la vérité sur les crimes de masse commis contre les populations congolaises, reconnaître les victimes, transmettre la mémoire des sites et contribuer à une réparation collective, symbolique et durable.

Nommer

GENOCOST

Transmettre

Mémoire

Agir

Réparations

Vision

Faire de la vérité une condition de paix durable.

Le Mémorial du Genocost est un lieu national de mémoire, de reconnaissance et de transmission consacré aux crimes de masse commis contre les populations congolaises. Il porte l'ambition de documenter les violations, d'honorer la dignité des victimes, de préserver la mémoire des communautés et des territoires touchés, et de transmettre cette histoire aux générations présentes et futures.

Conçu comme une mesure de réparation collective, il contribue à la reconnaissance des souffrances endurées, à la préservation des patrimoines mémoriels et au renforcement des garanties de non-répétition. À travers la recherche, les archives, les témoignages, les expositions et les espaces de recueillement, le Mémorial du Genocost favorise le dialogue, la réflexion citoyenne et la construction d'une paix durable fondée sur la vérité, la justice et la mémoire.

Il affirme ainsi que la mémoire n'est pas seulement un devoir envers le passé, mais aussi un engagement pour protéger l'avenir, promouvoir la dignité humaine et prévenir la répétition des atrocités.

Pourquoi ce lieu existe

Un lieu pour refuser l'effacement.

Le terme GENOCOST a d'abord été initié et porté par la société civile congolaise pour nommer les crimes de masse liés aux gains économiques et à l'exploitation des ressources. Cette parole venue des communautés, des chercheurs, des défenseurs des droits humains et des acteurs mémoriels a ensuite été relayée par la loi, qui l'institutionnalise et lui donne un contenu juridique, social, académique et documentaire plus structuré.

La loi n° 22/065 du 26 décembre 2022, qui institue le Fonds National des Réparations des Victimes des Violences Sexuelles liées aux Conflits et des Crimes contre la Paix et la Sécurité de l'Humanité (FONAREV), reconnaît que les préjudices subis appellent également une réparation collective, symbolique et mémorielle.

Le décret n° 25/95 du 19 juin 2025, portant mesures d'application de cette loi, précise les modalités de reconnaissance des victimes et des communautés victimes, et pose ainsi le cadre juridique sur lequel s'appuie aujourd'hui le Mémorial.

Fondements

Une mémoire portée par la société civile, puis institutionnalisée.

26 décembre 2022

Loi n° 22/065

Institutionnalisation d'une réponse nationale qui reconnaît la réparation collective, symbolique et mémorielle.

2010

Rapport Mapping des Nations Unies

Documentation des violations graves des droits de l'homme commises en RDC entre 1993 et 2003.

19 juin 2025

Décret n° 25/95

Cadre d'application précisant la reconnaissance des victimes et des communautés victimes.

Valeurs institutionnelles

Les principes qui animent la mission du mémorial.

01

Vérité

Établir les faits avec rigueur, à partir de sources documentaires vérifiées, d'enquêtes de terrain et d'une méthodologie juridique reconnue.

02

Dignité des victimes

Placer les victimes et leurs ayants droit au centre de toute démarche, dans le respect de leur parole, de leur consentement et de leur droit à la confidentialité.

03

Justice et réparation

Accompagner une reconnaissance juste des souffrances endurées et soutenir des démarches de réparation respectueuses de la dignité des victimes, de leurs familles et des communautés touchées.

04

Mémoire

Préserver et transmettre la mémoire des lieux, des événements et des personnes, pour qu'aucune victime ne tombe dans l'oubli.

05

Non-répétition

Agir pour que la connaissance du passé serve la prévention de l'avenir, notamment par l'éducation à la paix et la réconciliation communautaire.

06

Impartialité

Documenter les faits sans parti pris politique ni ethnique, en s'appuyant sur une approche multidisciplinaire et contradictoire.

Espace du Mémorial du Genocost

FONAREV et réparations

Le travail de mémoire rejoint l'exigence de réparation.

Le travail de mémoire engagé par FONAREV s'ancre également dans un fondement documentaire antérieur : le Rapport du Projet Mapping des Nations Unies, publié en 2010, qui recense les violations graves des droits de l'homme commises sur le territoire congolais entre 1993 et 2003.

Ce rapport a mis en lumière des centaines d'incidents, notamment des massacres, déplacements forcés, violences sexuelles, destructions de biens et de villages, dont les effets se prolongent encore aujourd'hui dans de nombreuses communautés. C'est sur cette base que FONAREV a entrepris d'identifier les lieux où bâtir une mémoire durable.

Documenter les faits et les témoignages avec rigueur.

Créer un espace de recueillement accessible au public.

Développer des parcours pédagogiques pour les jeunes et les chercheurs.

Relier mémoire locale, reconnaissance nationale et plaidoyer international.

Réseau de sites

Un réseau mémoriel appelé à relier les lieux, les communautés et les récits.

La mission du Mémorial du Genocost s'inscrit dans une dynamique nationale de reconnaissance des lieux de mémoire existants et des espaces appelés à être documentés, protégés et transmis. Elle vise à mieux faire connaître les mémoriaux, sites de recueillement, territoires touchés et initiatives locales qui portent déjà une part de cette histoire, afin de construire progressivement une mémoire partagée, fidèle aux communautés concernées.

Visiter, apprendre, transmettre

La mémoire devient plus forte lorsqu'elle se partage.

Découvrez les expositions, les événements, les témoignages et les ressources progressivement publiés par le mémorial.