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2 août 2026 - Journée nationale de commémoration

Histoire du GENOCOST

Comprendre une continuité de violences, de ressources et de territoire.

Depuis plus de trois décennies, la République Démocratique du Congo est marquée par des conflits armés d'une intensité exceptionnelle. Le terme GENOCOST désigne le lien structurel entre crimes de masse et gains économiques.

Contexte historique

De 1994 aux violences documentées sur le territoire congolais.

Cette histoire trouve son origine dans les suites du génocide des Tutsi perpétré au Rwanda en 1994. Environ deux millions de réfugiés hutu rwandais franchissent alors la frontière et s'installent dans des camps de l'Est du Congo, aux abords de Goma et de Bukavu.

À partir de 1996, sous couvert de l'AFDL, des opérations militaires visent directement ces populations réfugiées, avec bombardements de camps, exécutions ciblées et obstruction délibérée de l'aide humanitaire. Les phases suivantes, sous d'autres sigles, révèlent une continuité de violences contre des localités entières.

Le GENOCOST nomme cette articulation entre élimination de populations, contrôle de territoires stratégiques et convoitise des ressources naturelles exceptionnelles du sous-sol congolais.

Phases historiques

Cinq séquences pour lire la continuité du conflit.

1996-1998

AFDL

Camps de réfugiés hutu du Nord-Kivu, Rugari, Rutshuru-centre, Tingi-Tingi.

1998-2003

RCD-Goma / ANC

Kasika, Makobola II, Katogota, Mwenga, Kamituga et Kalima.

2006-2009

CNDP

Kiwandja et Shalio, territoire de Rutshuru.

2012-2013

M23

Bunagana, Masisi, Goma, Sake, Buramba et Kitshanga.

Depuis 2021

AFC / M23

Kishishe, Kazaroho, Bukombo, Mweso, Nyindo, Binza et Bwisha.

Causes détaillées

L'effet régional du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 et l'afflux massif de réfugiés vers l'Est du Zaïre.

La convoitise des ressources naturelles, notamment l'or, le coltan, le cobalt, les diamants et les terres rares.

Une stratégie de contrôle territorial durable sans annexion formelle.

Une logique de dépeuplement puis de repeuplement de zones stratégiques.

L'instrumentalisation de groupes armés successifs sous des sigles différents.

Conséquences détaillées

Pertes humaines et destructions massives dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Maniema.

Déplacements forcés et fragilisation durable des structures familiales, sociales et économiques.

Violences sexuelles systématiques et traumatismes psychosociaux profonds.

Destruction du tissu communautaire, des lieux de culte, des autorités traditionnelles et des moyens de subsistance.

Effacement démographique de groupes ciblés et persistance d'une impunité ressentie par les victimes.

Nécessité de politiques publiques de réparation, de reconnaissance et de mémorialisation.

Sources

Documents de référence.

Le travail de mémoire s'appuie sur des textes juridiques, des rapports internationaux, des enquêtes de terrain et des sources documentaires.

Rapport Mapping du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, 2010.

Rapports du Groupe d'experts des Nations Unies sur la RDC.

Loi n°22/065 du 26 décembre 2022.

Convention du 9 décembre 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide.

Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

Peace Agreement entre la RDC et le Rwanda, 27 juin 2025.

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